Leitfrage: Wie beeinflusst das Menschenbild die ökonomischen Strukturen einer Gesellschaft? — Zwei radikal unterschiedliche Antworten: Adam Smith sieht im Eigeninteresse den Motor der Wohlstandsmehrung. Karl Marx sieht im Kapitalverhältnis die Quelle von Entfremdung und Klassenkampf.
Question clé 1 : L'intérêt individuel façonne-t-il la conception des structures économiques ?
Discutez à partir de l'image
Travaillons-nous par solidarité — pour aider les autres ? Ou par intérêt personnel — pour gagner de l'argent ? Justifiez à partir de l'image.
BiographieAdam Smith · Contexte
Adam Smith (1723–1790)
Philosophe et économiste écossais des Lumières
Il est considéré comme l'un des fondateurs de l'économie moderne et du libéralisme économique. Dans son œuvre principale, Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (1776), il analyse l'origine de la richesse et le fonctionnement des sociétés économiques.
L'homme comme être rationnel
Smith décrit l'être humain comme un être rationnel, guidé avant tout par son intérêt personnel. Cette quête conduit à la division du travail et augmente la productivité.
La main invisible
Sa théorie de la « main invisible » explique comment la poursuite des intérêts individuels contribue au fonctionnement d'une économie capitaliste — sans planification centrale.
PrimärtextAdam Smith · Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations
Chapitre II — Du principe qui donne lieu à la division du travail
Lisez attentivement l'extrait original — il constitue la base de l'analyse qui suit.
Cliquez sur une couleur pour faire apparaître les passages correspondants.
Cette division du travail, de laquelle découlent tant d'avantages, ne doit pas être regardée dans son origine comme l'effet d'une sagesse humaine qui ait prévu et qui ait eu pour but cette opulence générale qui en est le résultat ; elle est la conséquence nécessaire, quoique lente et graduelle, d'un certain penchant naturel à tous les hommes, qui ne se proposent pas des vues d'utilité aussi étendues : c'est le penchant qui les porte à trafiquer, à faire des trocs et des échanges d'une chose pour une autre.
Il n'est pas de notre sujet d'examiner si ce penchant est un de ces premiers principes de la nature humaine dont on ne peut pas rendre compte, ou bien, comme cela paraît plus probable, s'il est une conséquence nécessaire de l'usage de la raison et de la parole. Il est commun à tous les hommes, et on ne l'aperçoit dans aucune autre espèce d'animaux, pour lesquels ce genre de contrat est aussi inconnu que tous les autres. Deux lévriers qui courent le même lièvre ont quelquefois l'air d'agir de concert. Chacun d'eux renvoie le gibier vers son compagnon ou bien tâche de le saisir au passage quand il le lui renvoie. Ce n'est toutefois l'effet d'aucune convention entre ces animaux, mais seulement celui du concours accidentel de leurs passions vers un même objet. On n'a jamais vu de chien faire de propos délibéré l'échange d'un os avec un autre chien. On n'a jamais vu d'animal chercher à faire entendre à un autre par sa voix ou ses gestes : Ceci est à moi, cela est à toi ; je te donnerai l'un pour l'autre.
Quand un animal veut obtenir quelque chose d'un autre animal ou d'un homme, il n'a pas d'autre moyen que de chercher à gagner la faveur de celui dont il a besoin. Le petit caresse sa mère, et le chien qui assiste au dîner de son maître s'efforce par mille manières d'attirer son attention pour en obtenir à manger. L'homme en agit quelquefois de même avec ses semblables, et quand il n'a pas d'autre voie pour les engager à faire ce qu'il souhaite, il tâche de gagner leurs bonnes grâces par des flatteries et des attentions serviles. Il n'a cependant pas toujours le temps de mettre ce moyen en œuvre. Dans une société civilisée, il a besoin à tout moment de l'assistance et du concours d'une multitude d'hommes, tandis que toute sa vie suffirait à peine pour lui gagner l'amitié de quelques personnes.
Dans presque toutes les espèces d'animaux, chaque individu, quand il est parvenu à sa pleine croissance, est tout à fait indépendant, et tant qu'il reste dans son état naturel, il peut se passer de l'aide de toute autre créature vivante. Mais l'homme a presque continuellement besoin du secours de ses semblables, et c'est en vain qu'il l'attendrait de leur seule bienveillance.Il sera bien plus sûr de réussir, s'il s'adresse à leur intérêt personnel et s'il leur persuade que leur propre avantage leur commande de faire ce qu'il souhaite d'eux. C'est ce que fait celui qui propose à un autre un marché quelconque ; le sens de sa proposition est ceci : Donnez-moi ce dont j'ai besoin, et vous aurez de moi ce dont vous avez besoin vous-même ; et la plus grande partie de ces bons offices qui nous sont nécessaires s'obtiennent de cette façon.
Ce n'est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger, que nous attendons notre dîner, mais bien du soin qu'ils apportent à leurs intérêts. Nous ne nous adressons pas à leur humanité, mais à leur égoïsme ; et ce n'est jamais de nos besoins que nous leur parlons, c'est toujours de leur avantage.
Il n'y a qu'un mendiant qui puisse se résoudre à dépendre de la bienveillance d'autrui ; encore ce mendiant n'en dépend-il pas en tout : c'est bien la bonne volonté des personnes charitables qui lui fournit le fonds entier de sa subsistance ; mais quoique ce soit là en dernière analyse le principe d'où il tire de quoi satisfaire aux besoins de sa vie, cependant ce n'est pas celui-là qui peut y pourvoir à mesure qu'ils se font sentir. La plus grande partie de ces besoins du moment se trouvent satisfaits, comme ceux des autres hommes, par traité, par échange et par achat. Avec l'argent que l'un lui donne, il achète du pain. Les vieux habits qu'il reçoit d'un autre, il les troque contre d'autres vieux habits qui l'accommodent mieux, ou bien contre un logement, contre des aliments, ou enfin contre de l'argent qui lui servira à se procurer un logement, des aliments ou des habits quand il en aura besoin.
Comme c'est ainsi par traité, par troc et par achat que nous obtenons des autres la plupart de ces bons offices qui nous sont mutuellement nécessaires, c'est cette même disposition à trafiquer qui a dans l'origine donné lieu à la division du travail. Par exemple, dans une tribu de chasseurs ou de bergers, un individu fait des arcs et des flèches avec plus de célérité et d'adresse qu'un autre. Il troquera fréquemment ces objets avec ses compagnons contre du bétail ou du gibier, et il ne tarde pas à s'apercevoir que, par ce moyen, il pourra se procurer plus de bétail et de gibier que s'il allait lui-même à la chasse. Par calcul d'intérêt donc, il fait sa principale occupation des arcs et des flèches, et le voilà devenu une espèce d'armurier.
Un autre excelle à bâtir et à couvrir les petites huttes ou cabanes mobiles ; ses voisins prennent l'habitude de l'employer à cette besogne, et de lui donner en récompense du bétail ou du gibier, de sorte qu'à la fin il trouve qu'il est de son intérêt de s'adonner exclusivement à cette besogne et de se faire en quelque sorte charpentier et constructeur. Un troisième devient de la même manière forgeron ou chaudronnier ; un quatrième est le tanneur ou le corroyeur des peaux ou cuirs qui forment le principal revêtement des sauvages. Ainsi, la certitude de pouvoir troquer tout le produit de son travail qui excède sa propre consommation, contre un pareil surplus du produit du travail des autres qui peut lui être nécessaire, encourage chaque homme à s'adonner à une occupation particulière, et à cultiver et perfectionner tout ce qu'il peut avoir de talent et d'intelligence pour cette espèce de travail.
Smith, A. (1843). Recherches sur la nature et les causes de la richesse des nations (G. Garnier & A. Blanqui, Trad., Vol. tome I). Guillaumin.
Approfondissement — Spécialisation
Choisissez l'un des métiers suivants : fabricant d'arcs et de flèches, constructeur de cabanes, forgeron ou tanneur. Expliquez : pourquoi la personne se spécialise-t-elle dans cette activité ? Quel rôle joue l'échange dans ce processus ? Montrez comment cet exemple illustre l'explication de Smith sur la division du travail.
Quelqu'un montre un talent pour le travail du métal et du feu → il fabrique de meilleurs outils que ses voisins.
Il échange ces outils contre de la viande, des peaux, de la nourriture → il n'a plus besoin de chasser lui-même.
Plus il échange, plus il devient avantageux de se consacrer uniquement à la forge → il devient véritablement « forgeron ».
ExerciceAdam Smith · Texte à trous
Complétez le texte — cliquez sur le terme approprié
Choisissez pour chaque case le terme économique approprié.
intérêt individueléchangedivision du travailproductivitémain invisibleconcurrencecapitalisme
Selon Adam Smith, l'être humain agit principalement selon son .
Pour satisfaire ses besoins, il entre alors dans des relations d' avec les autres.
Ces échanges encouragent la spécialisation et conduisent progressivement à la .
Cette spécialisation permet d'augmenter la et favorise la prospérité économique.
Lorsque chacun poursuit son intérêt personnel, cela peut bénéficier à toute la société. Ce mécanisme est décrit par la .
Cette conception conduit à une économie fondée sur la liberté économique et la entre les acteurs économiques.
Ainsi, selon Adam Smith, le favorise la croissance économique et la prospérité générale.
CommentaireAdam Smith · Origine de la division du travail
Origine de la division du travail et de l'échange
Smith rejette l'idée que la division du travail soit le résultat d'une planification rationnelle.
« Ce n’est pas de la bienveillance du boucher, du marchand de bière et du boulanger que nous attendons notre dîner, mais du soin qu’ils apportent à leurs intérêts. »
Smith rejette l’idée que la division du travail soit le fruit d’une planification rationnelle visant l’opulence générale. Elle est plutôt la conséquence naturelle et progressive d’un penchant humain inné : le désir d’échanger et de trafiquer.
L’homme, contrairement aux animaux, ne peut compter sur la seule bienveillance d’autrui pour satisfaire ses besoins.
L’échange encourage les individus à se spécialiser dans ce qu’ils font le mieux, car ils savent qu’ils pourront échanger leur surplus contre d’autres biens.
Même le mendiant, qui semble dépendre de la charité, utilise en réalité l’échange (avec l’argent ou les biens reçus) pour subvenir à ses besoins. La société repose donc sur l’intérêt mutuel et non sur l’altruisme pur.
Pourquoi ce texte est important
Il pose les fondements de l'économie de marché moderne : la coopération sociale naît spontanément des intérêts individuels — et non d'une intention collective ou d'une autorité centrale.
Concept cléAdam Smith · La main invisible
La « main invisible »
L'un des concepts les plus célèbres et les plus influents d'Adam Smith — bien qu'il ne l'évoque lui-même que très rarement.
La main invisible est une métaphore désignant le mécanisme par lequel des actions individuelles, guidées par l'intérêt personnel dans un marché libre, aboutissent — sans intention consciente — à des résultats qui profitent à la société dans son ensemble.
« En poursuivant son propre intérêt, [l'individu] est souvent conduit à promouvoir celui de la société plus efficacement que s'il avait vraiment l'intention de le promouvoir. »
Mécanismes
Intérêt personnel : Chaque acteur économique (producteur, consommateur, investisseur) agit pour son propre bénéfice.
Concurrence : La rivalité entre les acteurs pousse à l’innovation, à la baisse des prix, et à l’amélioration de la qualité.
Prix et offre/demande : Les prix s’ajustent naturellement en fonction de l’offre et de la demande, signalant où les ressources sont les plus utiles.
Spécialisation : La division du travail, encouragée par l’échange, permet une production plus efficace.
Exemple
Un boulanger ne fait pas son pain par altruisme, mais pour gagner sa vie : c’est son intérêt personnel. Comme d’autres boulangers vendent aussi du pain, il doit, pour garder ses clients, améliorer la qualité de ses produits ou baisser ses prix : c’est la concurrence. Si la demande de pain augmente, son prix monte et incite à en produire davantage ; si l’offre dépasse la demande, il baisse : les prix s’ajustent selon l’offre et la demande. Enfin, parce qu’il se consacre à son seul métier et achète ailleurs la farine, la viande ou la bière, il se spécialise et produit plus efficacement. Ainsi, en poursuivant son propre intérêt, il répond à un besoin social — nourrir la population — et contribue à la prospérité générale.
Exemple — ordonnez et identifiez les notions
1. Remettez les cinq phrases dans l’ordre, qui suit celui des mécanismes de la liste ci-dessus : cliquez sur une phrase, puis sur une autre pour échanger leurs places. 2. Choisissez une notion dans la banque, puis cliquez sur la case sous la phrase qui l’illustre.
ApprofondissementAdam Smith · Libéralisme économique & capitalisme
Le libéralisme économique et la défense du capitalisme
Pour Smith, la main invisible montre qu'un ordre économique peut émerger sans planification centrale.
Principes du libéralisme
Liberté individuelle — chacun doit pouvoir produire, échanger et consommer librement
État minimal — sécurité, justice et infrastructures, pour le reste peu d'intervention
Marché autorégulateur — les prix, la concurrence et le profit assurent l'équilibre
Arguments en faveur du capitalisme
Efficacité : le marché répartit les ressources de façon optimale, sans gaspillage
Innovation : la concurrence contraint les entreprises à se différencier
Prospérité : la croissance profite à tous, même si des inégalités subsistent
Débats actuels
La « main invisible » reste un pilier de la pensée économique libérale (Hayek, Friedman). Des questions demeurent ouvertes : faut-il une régulation étatique pour corriger les excès du marché ? Comment concilier recherche du profit et protection de l'environnement ? La main invisible suffit-elle à garantir la justice sociale, ou faut-il de la redistribution ?
Question clé 2Karl Marx · Le rapport capitaliste
BiographieKarl Marx · Kontext
Karl Marx (1818–1883)
Deutscher Philosoph, Ökonom und Gesellschaftskritiker
Er analysierte die kapitalistische Gesellschaft und untersuchte insbesondere die Rolle der Arbeit und der wirtschaftlichen Machtverhältnisse. In seinem Hauptwerk Das Kapital kritisiert Marx den Kapitalismus als System, in dem Arbeiter ihre Arbeitskraft verkaufen müssen, ohne die Produktionsmittel oder die Produkte ihrer Arbeit zu besitzen.
Entfremdung
Marx beschreibt den Menschen im Kapitalismus als entfremdet, da er keinen Einfluss auf seine Arbeit und deren Ergebnis hat.
Klassenlose Gesellschaft
Seine Theorie führt zur Idee einer klassenlosen Gesellschaft, in der die Produktionsmittel gemeinschaftlich verwaltet werden und die Entfremdung überwunden wird.
Textauszug 1Karl Marx · Ursprung von Reichtum und Armut
Ursprung von Reichtum und Armut
Diese ursprüngliche Akkumulation spielt in der politischen Ökonomie ungefähr dieselbe Rolle wie der Sündenfall in der Theologie. Adam biß in den Apfel, und damit kam über das Menschengeschlecht die Sünde. Ihr Ursprung wird erklärt, indem er als Anekdote der Vergangenheit erzählt wird. In einer längst verflossenen Zeit gab es auf der einen Seite eine fleißige, intelligente und vor allem sparsame Elite und auf der andern faulenzende, ihr alles und mehr verjubelnde Lumpen. Die Legende vom theologischen Sündenfall erzählt uns allerdings, wie der Mensch dazu verdammt worden sei, sein Brot im Schweiß seines Angesichts zu essen; die Historie vom ökonomischen Sündenfall aber enthüllt uns, wieso es Leute gibt, die das keineswegs nötig haben. So kam es, daß die ersten Reichtum akkumulierten und die letztren schließlich nichts zu verkaufen hatten als ihre eigne Haut.
Leitfragen
Wie beschreibt Marx die traditionelle Erklärung von Reichtum?
Die einen sind reich geworden, weil sie sich das verdient haben, und die anderen sind arm, weil sie selbst schuld sind.
Welche Kritik übt er an dieser Erklärung?
Diese Erklärung ist eine Legende und keine Geschichtsschreibung, ähnlich dem Sündenfall bei Adam und Eva.
Was bedeutet der Ausdruck „nichts zu verkaufen [haben] als ihre eigne Haut"?
Diese Menschen besitzen keine Produktionsmittel, also nichts, womit sie selbst etwas herstellen und verkaufen könnten. Übrig bleibt nur ihre Arbeitskraft, also sie selbst. Sie müssen sich bei den Kapitalisten als Lohnarbeiter verdingen.
Textauszug 2Karl Marx · Gewalt als Ursprung des Kapitalismus
Gewalt als Ursprung des Kapitalismus
In der wirklichen Geschichte spielen bekanntlich Eroberung, Unterjochung, Raubmord, kurz Gewalt die große Rolle. In der sanften politischen Ökonomie herrschte von jeher die Idylle. Recht und „Arbeit“ waren von jeher die einzigen Bereicherungsmittel. In der Tat sind die Methoden der ursprünglichen Akkumulation alles andere, nur nicht idyllisch. Die Geschichte dieser ihrer Expropriation ist in die Annalen der Menschheit eingeschrieben mit Zügen von Blut und Feuer.
Leitfragen
Welche Rolle spielt Gewalt laut Marx bei der Entstehung des Kapitalismus?
Der Kapitalismus ist nicht friedlich entstanden, sondern durch Eroberung, Unterjochung und Raubmord.
Was kritisiert Marx an der klassischen politischen Ökonomie?
Sie beschönigt den Ursprung des Reichtums. Nach ihrer „Idylle“ haben nur Recht und Arbeit bereichert. Sie blendet Gewalt und Unrecht aus und stellt so eine gewaltsame Geschichte als friedliche und gerechte dar.
Was bedeutet der Begriff „Expropriation"?
Das heißt Enteignung. Gemeint ist, dass Menschen, vor allem Bauern und Handwerker, gewaltsam von ihren Produktionsmitteln (z.B. Land), getrennt wurden.
Textauszug 3Karl Marx · Klassenbildung und Kapitalverhältnis
Klassenbildung und Kapitalverhältnis
Zweierlei sehr verschiedne Sorten von Warenbesitzern müssen sich gegenübertreten: einerseits Eigner von Geld, Produktions- und Lebensmitteln […]; andrerseits freie Arbeiter, Verkäufer der eignen Arbeitskraft. Das Kapitalverhältnis setzt die Scheidung zwischen den Arbeitern und dem Eigentum an den Verwirklichungsbedingungen der Arbeit voraus.
Kapitalisten (Bourgeoisie)
Besitzen Geld, Produktionsmittel und Lebensmittel — die materiellen Voraussetzungen der Produktion.
Arbeiter (Proletarier)
Besitzen nichts außer ihrer eigenen Arbeitskraft, die sie verkaufen müssen, um zu überleben.
ÜbungKarl Marx · Kapitalisten und Arbeiter
Was besitzen diese Gruppen?
Ziehen Sie jede Antwort in die passende Spalte. Auf dem Handy können Sie eine Antwort auch antippen und danach das Zielfeld antippen.
Die ursprüngliche Akkumulation und die Entfremdung des Arbeiters
Marx zeigt, dass der Kapitalismus nicht friedlich entstand, sondern durch gewaltsame Prozesse — insbesondere die Trennung der Bauern von ihren Produktionsmitteln.
Die „ursprüngliche Akkumulation" ist kein moralischer Prozess von Fleiß und Sparsamkeit, wie die bürgerliche Ökonomie behauptet, sondern ein historischer Gewaltakt: Bauern und Handwerker wurden von ihrem Land vertrieben (z. B. durch die englischen „Einhegungen") und mussten fortan ihre Arbeitskraft verkaufen, während das Land in die Hände weniger Kapitalisten überging.
Begriffsklärung: Akkumulation
Akkumulation (lat. accumulare: anhäufen) bedeutet die Anhäufung von Reichtum in Form von Kapital. Im Kapitalismus läuft das so ab: Die Kapitalisten verbrauchen ihren Gewinn nicht, sondern investieren ihn erneut, zum Beispiel in Maschinen, Rohstoffe und Arbeitskräfte. So wächst das Kapital immer weiter.
Vierfache Entfremdung des Arbeiters
1
Vom Produkt: Der Arbeiter produziert Waren, die ihm nicht gehören.
2
Vom Arbeitsprozess: Arbeit wird zur Pflicht, nicht zur selbstbestimmten Tätigkeit.
3
Vom Gattungswesen: Der Mensch wird auf eine bloße Funktion reduziert.
4
Von den Mitmenschen: Konkurrenz ersetzt solidarische Beziehungen.
Klassenkampf und die marxistische Analyse des Kapitalismus
„Die Geschichte aller bisherigen Gesellschaften ist die Geschichte von Klassenkämpfen." — Kommunistisches Manifest
Begriffsklärung: Historischer Materialismus
Der historische Materialismus ist Marx’ Theorie der Geschichte. Seine Grundidee: Nicht Ideen, sondern die materiellen Lebensbedingungen, also die Art, wie Menschen ihre Lebensmittel herstellen, bestimmen, wie eine Gesellschaft aufgebaut ist und wie sie sich verändert.
Bourgeoisie
Besitzt die Produktionsmittel und eignet sich den Mehrwert an, den die Arbeiter erzeugen.
Proletariat
Besitzt nur die eigene Arbeitskraft und ist auf Lohnarbeit angewiesen.
Innere Widersprüche des Kapitalismus: Konzentration des Kapitals bei immer wenigeren Kapitalisten, periodische Überproduktionskrisen, sich verschärfender Klassengegensatz — sie bereiten laut Marx die Überwindung des Systems durch das Proletariat vor.
Phasen der Revolution: Klassenbewusstsein und Organisation (Gewerkschaften, Streiks) → soziale Revolution und Machtergreifung → Diktatur des Proletariats als Übergangsphase → klassenlose Gesellschaft mit gemeinschaftlichem Eigentum, in der der Staat „abstirbt".
ÜbungMarx · Grundbegriffe zuordnen
Ergänze die Sätze — klicke auf den passenden Begriff
Den gewaltsamen historischen Prozess, durch den Bauern von ihrem Land getrennt und zu Lohnarbeitern gemacht wurden, nennt Marx die .
Den Zustand, in dem der Arbeiter keinen Einfluss auf sein Produkt, seinen Arbeitsprozess, sein Gattungswesen und seine Mitmenschen hat, nennt Marx .
Den Wert, den der Arbeiter über seinen eigenen Lohn hinaus erzeugt und den sich der Kapitalist aneignet, nennt Marx .
Den Konflikt zwischen Bourgeoisie und Proletariat, der laut dem Kommunistischen Manifest die Geschichte aller Gesellschaften prägt, nennt Marx den .
Geld und Produktionsmittel, die nicht einfach besessen, sondern eingesetzt werden, um durch die Arbeit von Lohnarbeitern immer weiter anzuwachsen, nennt Marx .
RevisionsfragenSmith & Marx · Wiederholung
Revisionsfragen
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Was versteht Smith unter der „unsichtbaren Hand"?
Den Mechanismus, durch den individuelles Eigeninteresse in einem freien Markt — ohne bewusste Absicht — zu Ergebnissen führt, die der Gesellschaft als Ganzes nützen.
Wie erklärt Smith die Entstehung der Arbeitsteilung?
Als natürliche Folge des menschlichen Hangs zum Tausch — nicht als Ergebnis rationaler Planung. Weil Menschen tauschen, spezialisieren sie sich; die Spezialisierung erhöht die Produktivität.
Was ist die „ursprüngliche Akkumulation" bei Marx?
Der gewaltsame historische Prozess, durch den Bauern und Handwerker von ihren Produktionsmitteln (Land, Werkzeuge) getrennt wurden — die Voraussetzung dafür, dass sie nur noch ihre Arbeitskraft verkaufen konnten.
Was sind die vier Formen der Entfremdung?
Entfremdung vom Produkt der Arbeit, vom Arbeitsprozess, vom eigenen Gattungswesen und von den Mitmenschen.
Worin unterscheiden sich Smith und Marx grundlegend?
Smith sieht im Kapitalismus ein harmonisches, sich selbst regulierendes System, das durch Eigeninteresse allen nützt. Marx sieht darin ein auf Gewalt und Ausbeutung gegründetes System, das zwangsläufig zu Klassenkampf und Entfremdung führt.
SyntheseMenschenbild und ökonomische Strukturen
Zwei Menschenbilder, zwei Ökonomien — Synthese
Wie beeinflusst das Menschenbild die ökonomischen Strukturen einer Gesellschaft?
01
Eigeninteresse
Für Smith ist der Mensch ein rationales, eigennütziges Wesen — sein Streben nach Vorteil erzeugt über Tausch und Arbeitsteilung spontan gesellschaftlichen Wohlstand.
02
Klassenverhältnis
Für Marx ist der Mensch gesellschaftlich geprägt — im Kapitalismus durch die Trennung von Produktionsmitteln in Kapitalisten und Lohnarbeiter gespalten.
03
Entfremdung
Wo Smith Harmonie sieht, sieht Marx Ausbeutung und Entfremdung — als strukturelle Folge, nicht als Zufall des Systems.
Zum Weiterdenken
Beide Denker gehen von einem bestimmten Menschenbild aus, um ihre ökonomische Theorie zu begründen. Welches Menschenbild überzeugt Sie mehr — und welche Konsequenzen hätte das für die Gestaltung unserer heutigen Wirtschaft?